Programmation

LA CERISAIE 
création 2019 – tout public – projet immersion

Texte Anton Tchekhov
Mise en scène Marie Dissais et Thibault Patain
Avec Cora Badey, Alizée Buisson, Lucien Deloire Marie Dissais, Alain Geraudel, Aurélie Imbert, Etienne Michel, Arthur Patain, Thibault Patain, Catherine Patain et Fabien Saye
Technique Gaspard Charreton

Ce spectacle est une grande fête. Nous sommes au soir de la vente de la Cerisaie. La famille de Lioubov Andreevna est ruinée, et leur propriété familiale est mise aux enchères. A l’occasion de cette ultime soirée, toute la famille est réunie pour célébrer ensemble un avenir meilleur, et dire adieu à leur histoire passée. Cette forme courte est une variation autour de la pièce d’Anton Tchekhov, La Cerisaie. Elle réunit l’ensemble du collectif la Cohorte ainsi que trois comédiens amateurs de Saint-Yan et La Clayette qui incarnent les figures les plus âgées de la pièce. Désireux de mettre en scène une histoire familiale, dans laquelle l’héritage et la transmission entre les générations est un enjeu central, il est essentiel de réunir une équipe d’acteurs ayant des âges et des expériences de vies différentes. L’idée est de proposer une lecture singulière de cette oeuvre. Cette variation gravitera donc autour de l’acte III de la pièce originale.

Cet acte place la grande tragédie de la vente de la propriété au coeur d’une fête à la Cerisaie, durant laquelle des bribes d’histoires intimes, chargées d’ivresse et de musique, nous parviennent. Des colères, des éclats de rire et des crises de larmes, où se côtoient – sans s’opposer – l’infiniment anecdotique et l’infiniment essentiel.


CES GENS LÀ
création 2019 – tout public

Texte Jacques Brel
Mise en scène Arthur Patain
Avec Thibault Patain
Technique Gaspard Charreton

Cette petite forme naît de deux mystères. Celui d’une chanson de Brel : Ces gens là, et celui d’un personnage de bande dessinée créé dans la série Blast de Manu Larcenet. Dans, Ces gens là, l’énigme de la chanson repose sur le narrateur : il fait le portrait d’une famille malsaine, exceptée la fille dont il est amoureux. Mais qui est-il ? Quelle est donc son histoire ? Dans Blast, il s’agit de la personnalité complexe de Polza Mancini écrivain en garde à vue ayant de temps à autres “des blast” (explosions perceptives éphémères au cours desquelles il ressent pleinement le monde qui l’entoure avec une grande fluidité et où se dévoilent alors avec poésie les ressorts cachés de la réalité).

Pour Arthur Patain, Ces gens là, est la défense maladroite d’un accusé en garde à vue, cette chanson est l’aveu d’un meurtre qu’on ne saurait imaginer. Un univers que l’on retrouve dans Blast, où la noirceur de ce personnage bipolaire, marginal, sans doute criminel, mais profondément doux, contraste avec ses délires mystiques et violents.

Le pari repose alors sur le fait de faire d’une chanson un texte de théâtre et d’une B.D une image théâtrale.


FUNÉRAILLE(S) (titre provisoire)
création 2019 – tout public

Texte Aurélie Imbert et Thibault Patain
Mise en scène Aurélie Imbert et Marie Dissais
Avec Aurélie Imbert
Technique Gaspard Charreton

C’est une célébration de la vie, faite de musique et de joie. Un cérémonie où il est possible de laisser derrière soi tout ce qui pèse sur nos existences pour repartir plus léger. Dans un cirque de verdure, où se dresse un grand autel fait de fleurs en papier, de guirlandes, de grigris en plumes en perles et en bois, Funéraille(s) est une invitation à un rite de passage universel. Un lieu sacré, festif et coloré, où la comédienne porte une parole pleine d’espoir et de pétillement, qui célèbre le bon comme le mauvais et pour ne jamais oublier que nous sommes vivants.

Cette année, Aurélie Imbert explore la nécessité de marquer les événements important de la vie : une naissance, un décès, une victoire, ou encore la fin d’un cycle. En s’intéressant à diverses cultures et croyances, du Brésil à la Nouvelle Orléans, elle crée sa propre cérémonie, pour entamer un nouveau départ, accompagnée des spectateurs.


MICHE ET DRATE
création 2018 – jeune public

Texte Gérald Chevrolet
Mise en scène Aurélie Imbert
Avec Cora Badey et Alizée Buisson
Scénographie et costume Arthur et Thibault Patain
Technique Gaspard Charreton

Miche et Drate sont deux personnages sans âge, sans sexe avec des mots tendres,poétiques et oniriques, comme “ deux parties du cerveau qui dialoguent au bord du monde.” Miche est le rond, l’harmonie, la réflexion, la pensée. Drate est le carré, la flèche, l’instinct et la ligne droite. Ils échangent avec naïveté et humanité sur la vie : la peur, la mort, la beauté, l’inimitié. Bref, sur tout ce qui les entoure, du plus concret au plus abstrait.

Miche et Drate est le spectacle jeune public de la 6ème édition du Festival Saint-Yan Scintillant. Mais letexte de Gérald Chevrolet propose une série de questionnements que tout le monde se pose, et pas seulement les enfants. Oscillant entre poésie et philosophie, ces réflexions offrent un véritable terrain de jeu aux acteurs et aux spectateurs.

Alizée Buisson, porteuse du projet, a eu l’envie de créer un groupe de travail autour de cette petite forme et a proposé à cinq membres du collectif d’en faire partie.


PORTE
création 2019 – tout public

Texte Thibault Patain
Mise en scène Etienne Michel
Avec Thibault Patain, (distribution en cours)
Technique Gaspard Charreton

Porte a été écrit en 2011. C’est le monologue de Seth, à travers la porte de son frère Caïn, retranché dans sa chambre depuis 4 mois, silencieux, après avoir tué leur cadet, Abel. Porte est un poème dramatique, qui gravite autour d’une légende biblique et aborde la question du pardon, de la fratrie, du passage à l’âge adulte et de l’enfermement.

Thibault Patain, l’auteur, a proposé à Etienne Michel d’en faire la mise en scène. Et il a choisi de placer l’action dans une vieille taverne de marins. Un homme bourru porte une faute, un passé. Il s’adresse au vide face à lui.

Dans un univers irréel, la taverne se change en cirque grotesque et suranné. La mise en scène ne tend qu’à mettre en avant la puissance du texte et de l’acteur. Une parole éclatée et violente, mais aussi très sensuelle . Porte ne raconte pas vraiment une « histoire » à proprement parler ; c’est un « exercice d’acteur » comme on peut en retrouver dans le travail de Novarina, de Fosse ou encore de Beckett.


LES SIRÈNES
création 2019 – tout public

Montage de textes d’après Les Métamorphoses d’Ovide, L’Odyssée d’Homère et La Divine Comédie de Dante (montage en cours)
Mise en scène Cora Badey
Avec Alizée Buisson, Marie Dissais, Aurélie Imbert et Cora Badey
Regard extérieur Arthur Patain
Costumes Thibault Patain
Technique Gaspard Charreton

Mi femme-mi oiseau, les Sirènes sont perchées sur des récifs au large de la côte amalfitaine. Musiciennes et chanteuses exceptionnelles, elles séduisent les navigateurs qui, attirés par les accents magiques de leur chant et de leurs lyres, perdent le sens de l’orientation, fracassant leurs bateaux sur les récifs où ils sont dévorés par ces enchanteresses. Dans un écrin de verdure proche d’une rivière claire, les Sirènes fredonnent, tournent, marmonnent, aspergent, crient, frappent, déchirent, dorment. Mues par les sons lancinants d’une musiques électro, elles nous racontent leur histoire dans un sabbat effréné célébrant la puissance féminine.

À la fois attirantes et monstrueuses, douces et violentes ce sont des figures de femmes puissantes, craintes, dérangeantes et dangereuses. Cousines des Harpies et des Erinyes, elles côtoient Circé et Hécate et participent finalement au grand mythe de la sorcière, cette “puissance invaincue de la femme”.


STOCKHOLM
création 2019 – tout public – projet immersion

Texte et mise en scène Etienne Michel
Avec Michel Colin et Etienne Michel
Regard extérieur Marie Dissais
Technique Gaspard Charreton

Michel est un homme sans histoire, maussade, bourru. Il partage son quotidien entre son travail, sa famille,ses amis et son secret. Étienne Michel, en proposant Stockholm, sort de son cycle sur les pays tout en y faisant un clin d’oeil. En effet, il n’est pas question de la Suède mais plutôt du phénomène psychologique qui porte le nom de la capitale : le « syndrome de Stockholm ». Le terme a été créé par le psychiatre Nils Bejerot en 1973. Il s’agit d’un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et développant pour eux une sorte d’empathie.

La masculinité, la violence et l’enfermement sont au centre de ce travail. Et en distribuant Michel Colin, comédien amateur de la troupe de Saint-Yan, Etienne souhaite travailler à partir de « la force brute » de leur duo. Il souhaite également mettre en avant la douceur et la sensibilité de Michel, afin de créer une empathie pour le personnage du ravisseur.


PETITE FORME DU COLLECTIF Y’A PAS LA MER
création 2019 – tout public

Le collectif Y’a pas la mer est né de la rencontre entre les compagnies Cipango et Les Poursuivants. Deux compagnies de théâtre implantées dans la région qui se sont connues grâce au CLEA de Toulon-sur-Arroux mené par les Cipangos.

Ils créent en août 2018, un festival de théâtre en milieu rural Y‘a Pas La Mer, organisé conjointement par les deux compagnies.

La deuxième édition se déroulera sur 5 jours et présentera entre autres la première création commune aux Cipangos et aux Poursuivants : Les Sorcières de Salem, d’Arthur Miller, qui prendra la forme d’un spectacle déambulatoire dans différents lieux de Montmort.


IMMERSION (action à médiation culturelle)

L’action Immersion, a vu le jour en 2018, avec les spectacles Acqua di Gioia et L’enquête du Val d’Août. Nous avons souhaité mettre en avant une distribution composée de comédiens et comédiennes professsionnel.le.s et amateur.e.s confirmé.e.s. Le succès de la collaboration et la volonté de développer notre travail territorial (rapport privilégié avec les publics, implications des habitants et des structures) nous ont donné l’élan pour pérenniser cette démarche. Chaque année, un spectacle créé par La Cohorte rassemblera artistes amateur.e.s et professionnel.e.s et se jouera pendant toute la durée du Festival.


L’INVITATION (action à médiation culturelle)

Carte blanche donnée à la compagnie amateure de Saint-Symphorien des Bois : En avant scène.


MEMOIRE COURTE (action à médiation culturelle)

Mise en lecture d’un livre choisi par un comité de lecture en partenariat avec la bibliothèque Quartier Livres de La Clayette avec des lecteurs/habitants volontaire et par un des comédiens de La Cohorte.


VOLATILES (action à médiation culturelle)

Création d’un spectacle dirigé par Cora Badey avec les enfants de Saint-Yan.


L’ACCOMPAGNEMENT DES PUBLICS (action à médiation culturelle)

Cette nouvelle action culturelle résulte de l’observation des éditions antérieures des festivals. Elle participe à la volonté d’améliorer l’accueil et l’accompagnement du public. Nous souhaitons en effet faciliter l’accès aux formes que nous proposons en créant de nouveaux échanges autour des spectacles proposés.
Pour ce faire, la Cohorte propose plusieurs dispositifs:

– « Le P’tit déj du Festival »
Le collectif souhaite inviter le public, la presse et tous les partenaires à un « p’tit déj » du
Festival, le matin du deuxième jour. Nous ne saurons peut-être pas répondre à toutes les
questions, mais il nous semble essentiel d’écouter les réactions et de favoriser un échange
en animant le débat entre spectateurs sur leurs ressentis.

– Une « École du spectateur »
Nous voulons créer un partenariat avec le groupe scolaire du village en organisant un
temps centré sur l’appréhension d’un spectacle par des enfants. La Cohorte proposera
ainsi de jouer deux spectacles à l’école, suivis d’une rencontre avec les enfants orientée
vers la question : « Qu’est-ce qu’être spectateur ? ». La représentation pourrait aussi être
préparée en amont avec les enfant et en partenariat avec les professeurs.

– Un programme de « Culture pour tous »
Nous souhaitons étendre notre partenariat avec l’association Emmaüs en leur proposant
une action vers leurs bénéficiaires. Notre volonté est de mettre à la disposition d’Emmaüs
des places pour le festival en préventes et à un tarif préférentiel, lesquelles seraient
ensuite distribuées par leurs soins aux personnes qu’ils accompagnent.
L’ensemble de ces propositions a pour but de concrétiser notre exigence toujours plus aiguisée en matière d’accueil de nos publics.